« Je dors mal » recouvre des situations qui n'ont presque rien en commun. Ne pas trouver le sommeil à minuit, se réveiller à trois heures sans pouvoir se rendormir, ou dormir huit heures et se lever comme si l'on n'avait pas dormi : ce sont trois problèmes différents, qui appellent des pistes différentes.
C'est pour cela que la première question que je pose n'est pas « dormez-vous bien ? », mais à quel moment la nuit se casse-t-elle ?
D'abord : écarter une cause médicale
Un sommeil durablement perturbé mérite un avis médical avant tout le reste. La première chose à écarter est l'apnée du sommeil : elle est fréquente, souvent ignorée, et se manifeste exactement ainsi — ronflements, réveils en sursaut, fatigue au lever malgré des nuits longues. Elle relève d'un médecin, et se dépiste.
D'autres situations demandent le même passage : jambes sans repos, dysfonctionnement de la thyroïde, douleurs nocturnes, épisode dépressif. Aucune ne relève de moi.
Je ne pose aucun diagnostic et ne me substitue à aucun traitement. Si vous prenez un somnifère, ne modifiez rien sans votre médecin prescripteur : mon accompagnement vient en complément, jamais à la place.
À quel moment la nuit se casse-t-elle ?
Le moment où le sommeil échoue oriente les pistes bien plus sûrement que la seule plainte de mal dormir.