Le cadmium, qu'est-ce que c'est ?
Christophe Rousseau •
Il ne vous aura pas échappé que, dans l’actualité, on fait beaucoup référence au cadmium trop présent dans notre organisme. Pourquoi maintenant ?
En février et mars 2026, l’Anses (Agence nationale de sécurité sanitaire) a publié les résultats de l’étude EAT3 (Étude de l’Alimentation Totale). Les conclusions sont édifiantes :
- Surexposition massive : près de 47 % des adultes français présentent des taux de cadmium dans les urines dépassant le seuil critique (0,5 µg/g de créatinine), ce qui augmente les risques de fragilité osseuse et de maladies rénales à long terme.
- Les enfants en première ligne : environ un quart des enfants dépassent la dose journalière tolérable, principalement à cause de la consommation de céréales au petit-déjeuner et de produits à base de blé.
Ce qui est alarmant, au-delà du taux important retrouvé dans l’organisme, c’est sa persistance et sa difficulté à être excrété. En effet, le cadmium peut persister 20 ans dans l’organisme. Le foie, qui ne sait pas comment le gérer efficacement, le stocke ; les reins, qui ne savent pas comment l’éliminer efficacement, le stockent aussi et n’en filtrent qu’une toute petite partie pour l’évacuer finalement dans les urines. Ce qu’on élimine n’est qu’une toute petite partie de notre consommation d’il y a 20 ans.
Heureusement, il existe des solutions pour limiter les risques :
- Éviter les aliments fortement contaminés.
- Varier l’alimentation.
- Choisir la provenance de ces aliments.
- Augmenter les nutriments « bouclier » : fer, zinc, calcium, pour n’en citer que quelques-uns.
Contrairement à d’autres métaux, il n’existe pas de traitement miracle pour « nettoyer » le cadmium une fois fixé (les traitements par chélation sont réservés aux intoxications aiguës professionnelles et sont lourds). La meilleure détox est l’arrêt de l’apport : dès que vous réduisez l’exposition, la charge corporelle commence à diminuer très lentement, permettant à vos reins de ne plus subir d’agression supplémentaire.
Le bilan minéral par spectrophotométrie permet d’objectiver l’imprégnation de cadmium dans les tissus. Des conseils personnalisés peuvent être mis en place pour limiter l’intoxication et favoriser la chélation naturelle de ce métal toxique. Parlez-en à votre naturopathe !